Illustratiosn de sitations...
— Jean Arène (peintre né en 1929 à Marseille) : « Dans la grande et violente convulsion actuelle où risque de disparaître l'homme, ce qui m'effraie le plus c'est le mensonge à tout prix à seul fin d'argent et de pouvoir. C'est la fausse création, la fausse recherche, le scandale gratuit, le faux génie où le cœur n'a plus de place. »
— Vincent Van Gogh (1853-1890) : « plus j’y réfléchis, plus je sens qu’il n’y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens. »
— Jean-François Millet (peintre français de l’école de Barbizon, 1815-1875) : « C'est le côté humain, franchement humain qui me touche le plus en art. »
— André Malraux (intellectuel français, 1901-1976) : « L'art est le plus court chemin de l'Homme à l'Homme. »
— Jean Bouret (critique d'art, 1924 -1979) : « On a presque honte d'écrire de telles évidences, honte de rappeler à ses semblables que l'universel c'est l'humain […] »
— Pierre Bonnard (peintre français 1867-1947) : « La peinture doit revenir à son but premier, l'examen de la vie intérieure des êtres humains. »
— Alain (philosophe français, 1868-1951) : « Tous les arts sont comme des miroirs ou l'homme connait et reconnait quelque chose de lui-même qu'il ignorait. » (Vingt leçons sur les Beaux Arts)
— Suzanne Valadon (artiste peintre française, 1865-1938) : « Je veux être aimée des hommes qui ne m'auront jamais vue, qui demeureront rêvés devant un carré de toile ou, avec mes couleurs, j'aurai laissé un peu d'âme. »
— Alfred de Musset (poète et dramaturge français, 1810-1857) : « Il n'y a pas d'art, il n'y a que des hommes. »
— Käthe Kollwitz (graveuse, sculptrice et dessinatrice expressionniste allemande, 1867-1945) : « Tout en dessinant je sentais monter en moi la peur des enfants que je dessinais et je pleurais avec eux ; là je ressentais vraiment le fardeau que je portais. Je sentais que je n'avais pas le droit de me soustraire à mon devoir de plaider leur cause. Il faut que j'exprime la souffrance incessante des hommes, cette souffrance devenue aujourd'hui incommensurable. » (4 janvier 1920)
– Edgar Mélik (peintre français d'origine arménienne, 1904-1976) : « [...] ce dont l'homme a le plus été privé depuis la fin du siècle dernier est lui-même » – « Pour que l'art ait toute possibilité de retrouver sa dualité d'humanité, ne faudra-t-il, avant tout, permettre à l'homme de redevenir humain ? » – « Ce qui donne enfin toute sa valeur actuelle à l'humain, c'est la menace même que l'homme a maladroitement fait peser sur tout ce qu'il possède, menace qui hâte, comme devant un passage périlleux, un certain désir de faire somme du passé humain. » (Novembre 1932)
— Brassaï (Photographe 1899-1984) : « L'image doit révéler l'homme à l'homme, réconcilier l'humanité désunie, faire aimer cet astre sur lequel il nous a été donné de vivre et ramener l'homme sur cette terre qu'il s'apprête à déserter. » (Images de caméra, Hachette)
— Max Ernst (peintre et sculpteur surréaliste, 1891-1976) : « L'art demeure une création de l'homme et doit toujours porter sa marque. »
— Jean Cocteau (poète, graphiste, dessinateur et cinéaste français, 1889-1963) : « Qu'on peigne un paysage ou une nature morte, on fait toujours son propre portrait. »
— Gustave Courbet (peintre réaliste français, 1819-1877) : « Il ne peut y avoir d’écoles, il n’y a que des peintres. » – « L’État est incompétent en matière d’art. »
— Joan Miró (peintre, graveur, sculpteur et céramiste espagnol, 1893-1983) : « […] Dans tous les mouvements d’école, ce n’est que l’homme qui compte, tout le reste ce n’est que de la blague […] »
— Henri Matisse (peintre, dessinateur, graveur français, 1869-1954) : « Vous voulez faire de la peinture ? Commencez alors par vous couper la langue, car désormais vous devrez vous exprimer qu’avec des pinceaux. » – « […] la meilleure démonstration qu’il (le peintre) puisse donner de sa manière est celle qui résultera de ses toiles. »
— Robert Doisneau (photographe français, 1912-1994) : « Si tu fais des images, ne parle pas, n’écris pas, ne t’analyse pas, ne réponds à aucun questionnaire. Ne piétine pas les jardins secrets. »
— Eugène Delacroix (peintre romantique français, 1798-1863) : « […] cette émotion s’adresse à la partie la plus intime de l’âme. Elle remue des sentiments que les paroles ne peuvent exprimer que d’une manière vague […] »
— Claude Monet — « On ne fait pas des tableaux avec des doctrines […] »
— Paul Cézanne (Peintre aixois, 1839-1906) : « Je ne veux pas avoir raison théoriquement, mais sur nature. »
— Pierre Soulages (peintre français abstrait, né en 1919) : « Les intentions d'un artiste, comme les explications du spectateur sont toujours de fausses clés. Elles n'abordent qu'un côté d'une oeuvre, elles n'entament pas l'énigme qu'elle est. Sur une peinture comme sur toute oeuvre vient se faire et se défaire le sens qu'on lui prête. »
— Léonard de Vinci (Traité de la peinture) : « La nature est remplie d'une infinité de raisons dont l'expérience n'a jamais vu la trace. »
— Victor Hugo (poète, romancier français, 1802-1885) : « C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. »
— Goethe (romancier, théoricien de l'art, 1749-1832) : « Si je n'avais porté en moi le monde par pressentiment, avec les yeux ouverts, je serais resté aveugle. »
— Albert Einstein (Physicien 1879-1955) : « L'imagination est plus importante que le savoir. »
— George Sand (romancière, journaliste, peintre, dramaturge, 1804-1876) : « L’art est une démonstration dont la nature est la preuve. »
— Käthe Kollwitz (graveuse, sculptrice et dessinatrice allemande, 1867-1945) : « La nature est une source d'inspiration car elle ne répond pas à des stéréotypes. » (15 mars 1919)
— Paul Cézanne (Peintre aixois, 1839-1906) : « Pour les progrès à réaliser, il n’y a que la nature, et l’œil s’éduque à son contact. »
— Vincent Van Gogh (peintre néerlandais, 1853-1890) : « […] je suis parfois davantage moi-même précisément quand je suis face à la nature. »
— Suzanne Valadon (peintre française post-impressionniste, 1865-1938) : « Dans ce que j'ai peint, pas une touche, pas un trait, qui ne soit appuyé sur la nature ; la nature m'apporte le contrôle de vérité solide pour la construction de mes toiles, conçue par moi, mais motivée toujours par l'émotion de la vie. »
— Paul Rebeyrolle (1926-2005) : « Ces herbes sèches, là, me remplissent de joie... Regarde comme elles sont sensuelles. La nature nous donne à chaque instant un plaisir immense. » (Rebeyrolle ou le journal d'un peintre, Éditions des Équateurs, 2000)
— Louise Joséphine Bourgeois (sculptrice française,1911-2010) : « En peinture, la vérité c'est la nature. » (Destruction du père Reconstruction du père, Daniel Lelong)
— Propos de Derain noter par Kahnweiler : « Derain dit que ce qu'il faut acquérir – en plus du dessin – c'est la substance, projection de l'âme du peintre sur la toile. Ni l'harmonie, ni rien de ce genre-là, mais la substance [...] » (L'homme de l'art de Pierre Assouline, Folio – André Derain, peintre fauviste français, 1880-1954)
— Alfred Sisley (1839-1899) : « Donner la vie à une œuvre d'art est certes une condition indispensable pour l'artiste digne de ce nom. » – Lettre à Adolphe Tavernier
— Lydie Arickx (artiste peintre française née en 1954) : « La magie, c'est ne pas comprendre. C'est parce que je ne comprends pas que je suis passionnée. Cela dépasse l'entendement, l'intelligence, tout. » (entretien dans Artension n° 145)
— Victor Hugo (poète, romancier français, 1802-1885) : « La forme, c'est le fond qui remonte à la surface. »
— Balthus (peintre français d'origine polonaise, 1908-2001) : « On a oublié que les choses doivent avoir une âme. Sunt lacrimae rerum, disait Lucrèce. »
— Sam Szafran (peintre français, pastelliste 1934-2019) : « C'est à travers la poésie que je m'en sors. Parce que la poésie charrie des sensations, des émotions, qui transfigurent l'image. » – Entretiens avec Alain Veinstein, Flammarion
— Sonia Delaunay (peintre française, Simultanéisme, 1885-1979) : « Avec les gents, il faut rester en surface puisqu'ils vivent comme ça. Il n'y a que les artistes authentiques qui vont en profondeur et pour cela ils sont maudits parce que ça dérange le reste du monde. Certains remontent à la surface et ont des succès mondains[…] . »
— Aristote (philosophe grec, 384 av. J.-C.) : « Le but de l'art est de figurer le sens caché des choses et non point leur apparence ; car dans cette vérité profonde est leur vrai réalité qui n'apparaît pas dans leur contour extérieur. »
— Henri Matisse (peintre français, 1869-1954) : « Très souvent, ce qui fait la difficulté, pour un artiste, c'est qu'il ne se rend pas compte de la qualité de son émotion et que sa raison égare cette émotion. »
— Millares Manolo (peintre espagnol, 1926-1972) : « La force de l’art, ne l’oublions pas, ne réside pas dans sa compréhension, mais dans sa contagiosité. »
— Eugène Delacroix (peintre romantique français, 1798-1863) : « Pourquoi faut-il appeler secrets des principes que tous les artistes devraient savoir et qu'on aurait dû enseigner à tous ! » — « Il ne faut pas sortir des lois qui ont été trouvées au commencement sur tous les arts. » — Dans la peinture, il s'établit comme un pont mystérieux entre l'âme des personnages et celle du spectateur. »
— Albrecht Dürer (peintre et graveur allemand 1471-1528) : « [...] l’art sans la pratique reste caché. »
— Jean Bazaine (peintre abstrait français, 1904-2001) : « Mais quand des hommes, peut-être un peu plus sensible, un peu plus sincères que d'autres, se précipitent tête baissée dans ce qu'ils croient être l'inconnu et l'imprévisible, ils ne risquent pas seulement de découvrir une terre vierge, mais d'y retrouver et d'y empoigner la Tradition pour l'asseoir, à leur tour, sur leurs genoux. » (Le temps de la peinture, Flammarion)
— Vincent Van Gogh (peintre néerlandais, 1853-1890) : « Chez les artistes, j'accorde autant d'attention à l'homme qui fait l'œuvre qu'à l'œuvre elle-même. »
— Francis Bacon (peintre anglais, 1909-1992) : « Le plus important reste de regarder de la peinture, de lire de la poésie ou d’entendre de la musique. Non pas pour comprendre ou connaître, mais pour ressentir quelque chose. »
— Rainer Maria Rilke (écrivain autrichien 1875-1926) : « Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n'y a qu'un moyen, un seul. Rentrez en vous-même. Explorez le fond qui vous enjoint d'écrire ; vérifiez s'il étend ses racines jusqu'à l'endroit le plus profond de votre cœur. [...] Et quand vous serez vous-même dans une prison dont les murs ne laisseraient parvenir jusqu'à vos sens aucun des bruits du monde, — n'auriez-vous pas encore votre enfance, cette richesse précieuse, royale, cette chambre forte des souvenirs ? » Rilke , Lettre à un jeune poète, Flammarion.
— Jean Dubuffet (peintre, sculpteur et plasticien français, 1901-1985) : « les notions de gaieté et de tristesse appartiennent à un plan qui n’est pas celui de l’art. »
— Eugène Delacroix (peintre romantique français, 1798-1863) : « Le sentiment, c'est la touche intelligente qui résume, qui donne l'équivalent. »
— Georges Braque (peintre Cubiste français 1882-1963) : « L'émotion ne s'ajoute, ni ne s'initie : elle est le germe, et l'oeuvre est l'éclosion. »
— Paul Cézanne (Peintre aixois, 1839-1906) : « L’artiste ne perçoit pas directement tous les rapports ; il les sent. »
— Georges Braque : « Toute construction comporte un remplissage. Cézanne bâti, il ne construit pas. »
— Paul Cézanne : « Peindre d’après nature ce n’est pas copier l’objectif, c’est réaliser ses sensations » — « […] Un art qui est réalisé et non pas contrefaire ».
— Paul Sérusier (peintre Nabi et postimpressionniste français, 1864-1927) : « La sensibilité seule sera notre juge. »
— Auguste Rodin (sculpteur français, 1840-1927) : « Que toutes vos formes, toutes vos couleurs traduisent des sentiments […] »
— Henri Matisse : « L’expression, pour moi, ne réside pas dans la passion qui éclatera sur un visage [...]Elle est dans toute la disposition de mon tableau [...]les divers éléments dont le peintre dispose pour exprimer ses sentiments.” » – « Je veux arriver à cet état de condensation des sensations qui fait le tableau. » – « Je ne peins pas littéralement cette table, mais l’émotion qu’elle produit sur moi. » – « une œuvre est peut-être considérée comme finie, quand elle représente d’une façon très précise mon émotion.” – Le modèle doit vous marquer, éveiller en vous une émotion, qu’à votre tour vous cherchez à exprimer. » – « Fixez votre impression dès le départ et tenez-vous à cette impression. C’est le sentiment qui compte avant tout. » – « Nous sommes encombrés des sentiments des artistes qui nous ont précédés. »
— Eugène Delacroix : « [...] le sujet c’est toi-même ; ce sont tes impressions, tes émotions devant la nature. »
— Édouard Manet (1832-1883) : « il ne suffit pas de connaître son métier. Il faut encore être ému. »
— Jean Baptiste Corot : « Tout en cherchant l’imitation consciencieuse, je ne perds pas un seul instant l’émotion qui m’a saisi. » – « Que votre sentiment seul vous guide »
— Pierre Bonnard (peintre français 1867-1947) : « Il ne faut pas lâcher, avant d'avoir réussi à rendre l'impression première. » (à Ingrid Rydbeck)
— Fernand Léger (1881-1955) : « Pour moi, la figure humaine, le corps humain n'ont pas plus d'importance que des clefs ou des vélos[...]On doit considérer la figure humaine non comme une valeur sentimentale, mais comme une valeur plastique […] »
— Paul Gauguin : « […] il y a en somme en peinture plus à chercher la suggestion que la description, comme le fait d’ailleurs la musique. »
— Moine Citrouille-Amère (peintre chinois de la dynastie Qing, 1642-1707) : « [...] Il ne faut pas peindre de manière mécanique ; il faut éviter la raideur et la mollesse, il ne faut pas être pesant ni maladroit, il faut se garder des liaisons indues, ne pas disloquer les éléments de la composition, ni perdre la cohérence fondamentale de l’ensemble. »
Le peintre Jules Ataraxr, janvier 2026 - ©
"Nous croyons que l’Art n’est pas une image.
Il est une présence.
Une œuvre existe lorsqu’un être humain habite la matière. Lorsqu’un regard, une main, une hésitation, une intention traversent la couleur. La peinture n’est pas une surface à remplir, mais un lieu où quelque chose de vivant prend forme.
Nous refusons le non-être.
Nous refusons les images sans chair, les formes sans vécu, les productions qui imitent sans ressentir. Une création peut être techniquement parfaite et pourtant vide. La perfection sans présence est une absence.
Ce que nous combattons, ce n’est pas la technologie.
C’est la disparition du sensible.
Nous défendons la lenteur, le doute, la trace.
La main qui tremble.
La couleur qui résiste.
Le geste qui échoue puis recommence.
C’est dans cette friction entre l’esprit et la matière que naît l’Art. Là où quelque chose est risqué. Là où quelque chose est vrai.
La peinture est un acte de résistance.
Résistance à l’automatisation du regard.
Résistance à l’uniformisation du beau.
Résistance à l’oubli de ce que ressentir signifie.
Créer, c’est affirmer son existence.
Nous croyons que les sentiments humains ne se simulent pas.
Ils s’éprouvent.
Ils s’inscrivent.
Ils laissent une empreinte.
Une œuvre porte le poids de celui qui l’a traversée. Elle contient du temps, de l’attention, de la fatigue, de la joie, parfois de la douleur. C’est cela que nous cherchons. C’est cela que nous voulons transmettre.
Face aux créations purement artificielles, nous choisissons l’incarnation.
Face au bruit, nous choisissons la profondeur.
Face à la vitesse, nous choisissons la justesse.
Parce que tant qu’il y aura de la couleur, il y aura de l’humain.
Ce manifeste n’est pas une nostalgie.
C’est une ligne.
Une ligne entre l’image et l’œuvre.
Entre le calcul et la présence.
Entre le simulé et le vécu.
Nous ne faisons pas des images.
Nous faisons exister de l’humain par la couleur.
Et tant qu’une main humaine habitera la matière, l’Art restera vivant."